Eugène et sa femme revenaient de déjeuner chez leurs enfants, comme chaque dimanche.
C'était maintenant la fin de l'après-midi et ils rentraient tranquillement chez eux. La pluie les avait surpris, une pluie très battante qui s'était enfin arrêtée, laissant place à une lumière si particulière du début d'automne, une lumière étincelante qui irisait le ciel, les pavés et les façades des immeubles.
Tous deux avançaient d'un pas léger, dans l'élégance de leurs vêtements. Ils ne parlaient pas mais savouraient en silence l'instant présent et les heures qui l'avaient précédé.
Eugène repensait à la discussion qu'il avait eue avec son gendre, il était rassuré sur l'avenir de leur famille. Michel allait s'associer avec lui, ainsi son affaire allait perdurer et gagner en profits. Il se sentait soulagé et même joyeux.
Il avançait légèrement, décontracté et si confiant en l'avenir, au bras de sa femme si compréhensive et aimante.
Bientôt ils seraient de retour dans leur appartement cossu où un bon feu les attendait et où déjà Germaine avait préparé le repas pour le soir.


Fabienne